AKRacing Core LX Plus : Le Test Complet

Aujourd’hui, je vous présente mon test de la AKRacing Core LX Plus, chaise gamer milieu de gamme. Confortable et pratique, ce fauteuil plaira sans nul doute aux joueurs acharnés et lancés pour des sessions de plusieurs heures. Ses différentes fonctionnalités en font de plus un siège hautement modulable, permettant de régler par exemple l’inclinaison, la hauteur d’assise ou encore les accoudoirs. En bref, AKRacing propose ici un modèle concentrant tout ce que l’on est en droit d’attendre d’une chaise gaming à ce niveau de gamme.

Du moins, sur le papier ; je vous propose donc de découvrir ce qu’il en est en pratique !

Caractéristiques de la AKRacing Core LX Plus

Avant de découvrir les détails de la review, retrouvez ci-dessous un tableau résumant les principales caractéristiques du modèle. Celui que je mets au test est en noir (le plus consensuel évidemment !), mais il existe également en noir / violet et noir / rouge.

Poids : 22,2 kg
Hauteur : de 46,5 à 56,5 cm
Largeur de l’assise : 38 cm
Taille recommandée pour l’usager : entre 167 et 200 cm
Poids maximal supporté : 150 kg
Base à 5 roues
Accoudoirs 3D
Inclinaison jusqu’à 180°
Piston de classe IV
Livrée avec coussin lombaire et têtière
Garantie de 5 ans sur le siège et 10 ans sur le cadre

A la découverte de cette fiche technique, quelques atouts me sautent déjà aux yeux, à l’instar de la position allongée totale (inclinaison max à 180°) ou encore la garantie (très) étendue. Autre avantage : le siège vise un grand nombre d’utilisateurs, là où les tailles recommandées sont généralement plus restreintes. Dans le même temps, je m’interroge sur la largeur de l’assise, a priori pas énorme, et le poids de la chaise, plutôt limité (22,2 kg) en comparaison du poids maximal qu’elle est capable de supporter (150 kg).

Réception et unboxing

Comme toujours, c’est un gros colis qui vous arrive dans les bras, mais vous pouvez le réceptionner seul sans difficulté.

A l’ouverture, on retrouve comme à l’accoutumée les différentes pièces protégées par des plastiques et autres polystyrènes. Tous les accessoires et la visserie sont logés dans une boîte séparée, bien pratique pour s’y retrouver.

Le tout manque toutefois de soin : les pièces sont placées en vrac et certains éléments ne sont pas protégés ; c’est par exemple le cas des pistons ou encore des caches.

Un assemblage plutôt facile

La notice de montage est très sommaire : en gros, vous avez droit à des schémas sans texte. Pour des raisons d’économie, AKRacing préfère donc une seule notice au langage universelle (les images), alors que des explications textuelles auraient nécessité des traductions. Seulement voilà : les schémas ne sont pas toujours des plus explicatifs…

Heureusement, le fabricant a prévu le coup : à la fin du mode d’emploi, un QR code à scanner vous transfère sur un guide d’assemblage dans votre langue (pour moi, c’était directement en français en tout cas). Lui en l’occurrence est beaucoup plus explicite ! A noter que passer par l’appareil photo pour le scan ne marche pas, il faut utiliser une appli de scan de QR code.

A la découverte des différentes étapes sur la notice, malheur : il y a 18 étapes en tout ! Je me dis que je vais y passer un temps fou, mais heureusement, le processus est simplement très détaillé (2 schémas pour retirer les vis à gauche puis à droite par exemple). Dans les faits, le montage de la chaise gamer suit donc les mêmes étapes que les autres modèles du type.

On commence donc par retirer les vis du dossier, puis on combine celui-ci avec l’assise. On replace de nouveau les vis ; une étape plutôt rapide de mon côté.

On passe ensuite au montage du mécanisme, qui requerra un peu d’astuce de votre part pour positionner le fauteuil afin que le mécanisme ne glisse pas. Le fabricant recommande simplement de mettre le dossier au sol, mais cela signifie que vous devez tenir le mécanisme d’une main pendant que vous placez et vissez de l’autre main. Pas évident si vous êtes seul ! Personnellement, j’ai donc basculé le fauteuil sur le canapé (comme un tipi), ce qui offre un peu plus de stabilité.

  • Attention: quand vous serrez les vis du mécanisme sur l’arrière, veillez à ne pas faire des tours complets avec le tournevis ou vous abimeriez le tube plastique en accordéon. Réalisez plusieurs moitiés / trois quarts de tours, et le tour (haha) est joué !

On termine, enfin, avec l’installation du piston et des roulettes, ce qui se fait rapidement à nouveau.

En conclusion, il faut compter 20 à 30 mn pour monter la chaise si vous êtes accompagné. Seul, ça m’a plutôt pris 45 mn ; mais c’est une bonne nouvelle, car il est effectivement possible de monter la chaise gamer seul, sans (trop de) frustration.

Qu’en est-il du design et de la qualité de fabrication ?

Un premier mot sur l’esthétique : on est sur quelque chose de relativement « traditionnel » dans le monde des chaises gamer, d’inspiration très siège d’avion / siège baquet (d’où le nom de la marque d’ailleurs, AK « Racing » !).

La forme dynamique de son dossier, avec ses délicieuses courbes, est très plaisant visuellement. Le fabricant y combine des lignes droites et symétriques, créant un formidable contraste.

Au sommet du dossier trône le nom de la marque, un classique dans le genre. Les deux ouvertures (pensées pour le maintien du coussin lombaire) lui confèrent un peu plus de caractère, même si, personnellement, je n’en suis pas un grand fan. Les encoches plastiques autour gâchent effectivement un peu le rendu par ailleurs très design du siège.

J’en viens maintenant à la qualité de fabrication. Le fait que la chaise puisse supporter 150 kg me paraît légèrement douteux, mais pour autant, je suis tout à fait convaincu par la résistance des éléments. La solidité du mécanisme et de la base en acier avec ses 5 roues m’a particulièrement convaincu pour le prix. Côté revêtement, les surpiqûres sont nickel : aucun fil qui dépasse, aucune déchirure à noter, c’est parfait. Les éléments plastiques ne sont certes pas des plus esthétiques, mais ils ne manquent toutefois pas de durabilité.

Une chaise gamer avec toutes les fonctionnalités essentielles

C’est évidemment un standard du siège gamer : être un objet polyvalent, dont les multiples réglages permettent de personnaliser l’assise, le dossier et le soutien. La Core LX Plus d’AK Racing ne déroge pas à la règle, même si certains éléments sont clairement perfectibles.

  • L’inclinaison du fauteuil, un de ses atouts les plus marquants

Il est possible de régler l’inclinaison du dossier entre 90° et 180°. Eh oui, vous avez bien entendu : la AK Racing Core LX Plus offre une position allongée totale, comme si vous étiez dans un lit ! Pour d’autres modes, le fabricant recommande 90° pour le travail et le jeu, 120° en « par défaut » et 165° pour une position détente. L’ajustement de l’inclinaison se fait sans difficulté ni à-coups, permettant de définir la position souhaitée avec précision. A 180°, je ne doutais pas une seconde de la solidité du fauteuil – un très bon point. Pour un confort d’utilisation optimal dans ce mode, cependant, il est préférable d’associer le siège gamer à un repose-pied.

Petit avertissement : le retour du dossier (inclinaison de l’arrière vers l’avant) est particulièrement rapide et « violente » (même si ça ne fait pas mal, ça surprend !), alors procédez avec douceur.

  • Le réglage de l’assise

Il est possible d’en régler la hauteur (87 cm en standard) de façon à convenir à trouver la meilleure position selon votre taille. Sa largeur de 38 cm m’inquiétait un peu, et force est de constater qu’elle est effectivement assez limitante. Impossible, par exemple, de s’asseoir en tailleur, car vous êtes immédiatement gêné par les accoudoirs. J’ai également de gros doutes sur le fait que quelqu’un de très corpulent puisse s’y sentir parfaitement à l’aise. On lui préférera alors des alternatives à l’assise plus généreuse, à l’instar de la Secretlab Titan (la standard, dont voici le test en Softweave, voire la version XL) ou encore l’Oraxeat XL 800 (dont voici mon test).

  • Pour les accoudoirs 3D, le minimum syndical

Je n’en attendais pas moins pour le prix, mais certainement un peu plus. Effectivement, on est là sur quelque chose de très comparable à l’Aerone Scarlet… à ceci près qu’elle est moins chère de 150 euros environ. Leur apparence plastique et le manque d’épaisseur leur donnent ainsi un petit côté « cheap ». Ils offrent certes un bon support pour les bras, mais pas forcément un bon soutien. Le manque de rembourrage leur confère une certaine rigidité, pas forcément des plus agréables.

Côté réglages, il vous est possible de déplacer les accoudoirs de l’avant vers l’arrière, de la gauche vers la droite, et de haut en bas. Mais là encore, la conception similaire à celle de l’Aerone Scarlet lui vaut les mêmes critiques. Principalement : la rotation gauche / droite est libre (elle n’est pas activable par un bouton). Du coup, en cas de coup de coude un peu brusque, ou encore si vous tirez la chaise à vous par l’accoudoir, l’accoudoir se dérègle aussitôt. Par ailleurs, le réglage avant / arrière se fait à l’aide d’un système cranté : il faut forcer un peu, et autant dire que les saccades ne sont pas idéales pour un ajustement précis. Je suis clairement plus fan du système coulissant, à la fois fluide et intuitif ; c’est par exemple le cas pour la Secretlab Titan ou la Noblechairs Icon.

Un confort honorable malgré des coussins décevants

Puisque ce genre de matériel est conçu pour une utilisation intensive, le confort est certainement le point le plus important.

Avant d’entrer dans le détail, je tiens d’abord à souligner l’audace d’AK Racing en ce qui concerne le type de soutien. L’accueil et le soutien de l’assise sont en effet particulièrement moelleux, vous pourrez donc vous y lover comme dans un cocon. En positions « détente » et « allongée », le confort enveloppant est un vrai plaisir. J’ai une préférence pour les assises fermes (comme le font les modèles Titan de Secretlab et XL 800 d’Oraxeat), mais je dois bien reconnaître que le moelleux de cette assise a su me convaincre.

Le dossier est lui aussi impressionnant : on sent bien la conception ergonomique, tout à fait étudiée pour un parfait soutien des lombaires. Sur le haut du dossier, en revanche, le contact avec la tête est particulièrement « dur ».

D’où l’intérêt du coussin de tête ? Hélas non, je vous le dis sans détour : la têtière est décevante. Le rembourrage est quasi inexistant et ne contrebalance que faiblement la dureté du revêtement, en haut du dossier. Franchement, tant dans l’allure que dans le ressenti, il me fait penser à une pochette. J’ai également de gros doutes quant à sa durabilité si on s’en sert souvent ; je le soupçonne de pouvoir se déformer assez facilement dans le temps.

Le constat est-il le même pour le coussin lombaire ? Pour le coup, je suis moins sévère, car il est plus sérieux, avec un meilleur rembourrage notamment. Toutefois, il m’apparaît inutile et peut même constituer une gêne selon la manière dont il est placé. Personnellement, je vous recommande de simplement vous en passer. La conception ergonomique du dossier est de toute façon largement suffisante pour le soutien du bas du dos.

J’ai finalement l’impression qu’AK Racing a voulu à tout prix rentrer dans les « codes du siège gaming », et les coussins sont un grand classique. J’aurais personnellement préféré que le constructeur fasse l’impasse là-dessus et réinvestisse dans un rembourrage plus généreux des accoudoirs ou encore du sommet du dossier.

Ma conclusion sur la chaise gamer AKRacing Core LX Plus

Ce n’est certes pas LE modèle parfait, mais ce siège gamer s’insère comme une très bonne référence dans le milieu de gamme. Quelques faiblesses me gênent côté ergonomie : c’est par exemple le cas des coussins dispensables et des accoudoirs et du haut du dossier trop rigides. Il est donc directement concurrencé par des Secretlab et Noblechairs, mais il est important de préciser que les modèles de ces marques sont plus chers de 50 à 100 euros environ. Si vous pouvez vous permettre la différence de budget, je vous recommande donc de vous diriger vers ces marques-ci préférablement. En revanche, si 350 euros est votre max, alors la chaise gamer Core LX Plus d’AK Racing est sans conteste une référence solide.

J’ai aimé :

  • La qualité de fabrication générale du cadre et du siège
  • L’assemblage relativement facile et rapide
  • L’assise moelleuse, le soutien des lombaires
  • La densité du rembourrage ; le confort idéal dans toutes les positions
  • La générosité de la garantie

J’ai moins aimé :

  • Les coussins, au mieux inutiles, au pire inconfortables
  • La largeur de l’assise restreinte
  • Les accoudoirs 3D rigides

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