essai de la Oraxeat XL800

Oraxeat XL 800 : Le Test en Profondeur

Le travail dans les bureaux inaugurait déjà l’importance d’avoir une assise confortable et de qualité. Plus récemment, avec le recours progressif au télétravail et le développement massif des métiers du web et du gaming, la chose est encore plus vraie. Tout logiquement, de nombreux fabricants proposent des fauteuils particulièrement confortables, offrant une riche palette de fonctionnalités.

A cet égard, Oraxeat se distingue comme un fabricant clairement inscrit dans le haut-de-gamme ; ce que l’on repère directement au prix de ses chaises, comme la série XL 800. Alors, la tarification est-elle justifiée ou non ? Quelles prouesses notre dos, nos lombaires et notre arrière-train peuvent en espérer ?

Allez, on le met au test et on le passe au crible !

Caractéristiques de la Oraxeat XL800

Je reprends point par point les différentes étapes du test dans la suite de l’article, mais je vous invite déjà à vous pencher sur les caractéristiques techniques du fauteuil.

Il n’y a pas à dire, on est sur du très lourd.

Poids : env. 30 kg
Hauteur : entre 51 et 61 cm
Largeur de l’assise : 63 cm
Taille recommandée pour l’usager : entre 1,75 et 2m
Poids maximal supporté : 200 kg
Base à 5 roues
Accoudoirs 4D
Inclinaison jusqu’à 165°
Piston de classe IV
Livrée avec coussin lombaire et têtière
Garantie de 10 ans

Le packaging premium : une belle première impression au déballage

assemblage Oraxeat XL800

Au vu du poids impressionnant du colis (30 kg), nous vous recommandons clairement une livraison à domicile ; autrement, il faudra être deux pour aller le chercher. Cependant, comme vous le découvrirez dans l’étape « montage », être à deux constitue finalement un impératif à mon sens.

Au déballage, tous les éléments sont parfaitement protégés : plastique bulle, bâches, protections en mousse… Tout logiquement, les pièces sont sans défauts.

On retrouve par ailleurs une seule feuille servant à la fois de notice de montage et de guide d’utilisation. Oraxeat ne donne certes pas dans les fioritures (là où Secretlab, un concurrent direct, y accorde un plus grand soin), mais toutes les informations essentielles sont là. Etapes de montage, instructions pour le réglage de l’assise, du dossier et des accoudoirs, conseils d’utilisation et d’entretien, avertissements… Tout ce que vous devez savoir s’y trouve.

Il est à noter que ledit document est disponible à la fois en anglais et en français. Une évolution par rapport aux anciens modèles, lesquels n’incluaient qu’une notice écrite dans la langue de Shakespeare. Le tout n’est pas parfait cependant, et on relève quelques erreurs de traductions quelque peu confusantes : ainsi de « backseat » traduit par « assise », alors qu’il s’agit évidemment du dossier. Pas d’inquiétudes cependant : les schémas demeurent suffisamment explicites.

Le montage de la chaise gamer : classique, mais perfectible

assemblage oraxeat XL800

Maintenant qu’il nous a été donné l’occasion de détailler les pièces et d’en féliciter les nombreuses protections, venons-en maintenant à l’assemblage des différentes parties.

Je ne suis certes pas un grand bricoleur, mais puisque j’ai déjà pu monter plusieurs fauteuils de la sorte, je commence à être rôdé. Et ici, on peut dire qu’on se situe sur un montage assez classique, simple et plutôt rapide.

Comme à l’accoutumée, celui-ci commence par les roues. Il faut venir clipser les 5 roulettes dans les emplacements prévus sur la base à cinq pieds. Notons qu’il faut forcer pour bien les faire rentrer. On enchaîne ensuite sur le positionnement du piston et du cache télescopique, ce qui là encore, ce fait en moins de 5 minutes.

En revanche, il faudra faire preuve de davantage de ténacité par la suite. Déjà, mentionnons une petite originalité d’Oraxeat : le montage du mécanisme se fait une fois le dossier et l’assise reliés. Effectivement, en règle générale, le tilt est d’abord monté sur l’assise, laquelle est ensuite visée aux dossiers.

La logique inversée du fabricant nous joue toutefois des tours, puisque la combinaison assise + dossier rend le fauteuil bien plus encombrant et difficilement manipulable à cause du poids. Pour installer le mécanisme facilement, il faudra donc l’installer sur une surface en hauteur, comme un canapé ou une table. Je ne pense pas que j’aurais pu y arriver seul, j’ai donc fait « appel à un ami » pour y parvenir.

D’ailleurs, les étapes d’assemblage dossier / assise et du tilt ne sont pas les moments les plus agréables à passer. Il faut souvent s’y reprendre à plusieurs fois pour insérer les vis, celles-ci pouvant se mettre de travers ou ne rentrant tout simplement pas.

Le montage se termine, enfin, avec le raccord du siège avec sa base en métal et le piston. Une fois de plus, il faudra toutefois être deux pour y parvenir : un pour tenir la chaise et la placer, l’autre pour le guider.

J’ai compté 50 minutes pour monter le fauteuil, mais n’oubliez pas que j’ai également pris des photos ainsi que des notes pour ce test. Je pense donc que vous pouvez raisonnablement tabler sur 30 à 40 minutes de travail.

Les fonctionnalités de la chaise gamer Oraxeat : un parfait sans-faute ?

Oraxeat XL essai avec inclinaison max

Passons maintenant au cœur de l’objet, en commençant par détailler ses différentes fonctions. Clairement, la comparaison qui me vient directement à l’esprit est bien celle de Secretlab, car on se situe là sur un niveau de gamme tout à fait similaire.

  • Le réglage de l’assise

Afin d’ajuster le fauteuil en fonction du bureau et de votre taille, une première manette vous permet de modifier la hauteur d’ajustement (entre 51 et 61 cm). Le système de tilt multi-position se contrôle, quant à lui, avec une seconde manette. Quand celle-ci est débloquée, le basculement est libre jusqu’à 15° ; parfait pour ceux qui adorent se balancer. Libre à vous ensuite d’enclencher la manette afin de verrouiller la chaise dans cette position.

Personnellement, j’aime beaucoup basculer la chaise au maximum vers l’arrière, avant de la bloquer dans cette position puis de me mettre en tailleur. Croyez-moi : on se sent comme dans un nuage de douceur !

  • Le système d’inclinaison

Que serait un siège gamer sans la fameuse possibilité de l’incliner ? Vous pouvez donc basculer le dossier jusqu’à 165° afin d’être en position lounge / transat. De cette manière, vous pouvez prendre un petit break pendant votre travail, ou pour vous relaxer entre deux parties intenses de gaming.

Attention toutefois : quand vous remettez le dossier incliné dans sa position standard, le basculement se fait rapidement, voire violemment. Pourtant, j’y ai mis toute ma délicatesse ! Heureusement, le contact très doux du revêtement fait que cette « surprise » prête davantage à sourire qu’autre chose, mais c’est tout de même important de le mentionner.

  • Les accoudoirs 4D

Autant ne pas s’arrêter en si bon chemin ! Il vous est donc possible de les régler de haut en bas, d’avant en arrière, de gauche à droite et, évidemment, la rotation. Celle-ci vous offre une marge de manœuvre de 45°, largement suffisant pour adapter les accoudoirs en fonction de votre activité et position (travail, gaming, repos, etc.).

  • Les supports pour le dos et la tête

Nous y revenons plus longuement dans la partie « confort », mais vous disposez effectivement de deux coussins amovibles pour le soutien des lombaires et de la nuque.

Les matériaux : une qualité haut-de-gamme qui ne déçoit pas

Oraxeat s’inscrit à un haut niveau de compétition, et la structure et son revêtement en témoignent grandement. L’impression transparaît dès le montage de la base en aluminium renforcé, large et solide, accompagnée de cinq roulettes de 75 mm, stables et silencieuses. La base à cinq pieds nous démontre ici, une fois de plus, toute sa stabilité.

J’étais alors déjà très optimiste, mais la suite m’a pleinement convaincu ; notons le châssis en acier, le vérin classe IV très résistant et le revêtement synthétique microperforé. Il est clair que le matériel est appelé à durer, ce en quoi croit d’ailleurs grandement Oraxeat, lequel applique une garantie de 10 ans sur ce produit. A titre de comparaison, la garantie Secretlab est, elle, de 5 ans au maximum.

En ce qui concerne le design, je n’ai rien de bien spécifique à dire ; on reste sur quelque chose de classique. Mentionnons cependant la qualité des finitions, avec un revêtement sans aucun accroc. Petite originalité esthétique : les losanges sur le dossier forment en son centre un « X », afin de rappeler le logo du fabricant. Il est à noter que le fauteuil se décline en 5 coloris.

Une chaise gamer grand confort

essai de la Oraxeat XL800

Je serais tenté de dire qu’il s’agit là de l’atout majeur du modèle, mais au vu de ses réussites précédentes, il est difficile de trancher. En bref, vous l’aurez compris : le confort est tout bonnement irréprochable.

A peine assis, on apprécie le parfait soutien que déploient à la fois l’assise et le dossier. Mentionnons cependant que l’accueil de l’assise est particulièrement ferme ; les fans de moelleux ne seront donc pas les plus enchantés. Pour autant, vous profitez d’une véritable douceur au contact du revêtement, mais également des coussins.

Effectivement, ceux-ci figurent certainement parmi ce qui se fait de mieux à ce niveau de gamme. Avec un rembourrage à la densité de 65 kg / m3, les coussins sont également en mousse à mémoire de forme. Concrètement, celle-ci prend l’empreinte de votre morphologie (lombaire, nuque et tête) afin de déployer un soutien parfaitement adapté. Le rendu est impressionnant, et on se plaît à ne plus quitter le siège. Mais au-delà du confort, ce qui m’a le plus frappé tient certainement dans la constitution de la têtière, laquelle vient avec deux renforts sur les côtés. En comparaison d’un coussin classique, votre tête est ici parfaitement logée et maintenue.

Pour gagner encore plus en confort, il aurait été avisé d’ajouter un léger rembourrage aux accoudoirs, un peu rigides en l’état.

Conclusion de notre test sur la chaise gamer Oraxeat XL 800

C’est à n’en pas douter un de mes coups de cœur de l’année avec Secretlab. Les différences entre les deux modèles demeurent d’ailleurs ténues, même si je tends à croire qu’Oraxeat se situe un léger cran au-dessus. La qualité des matériaux et la richesse des fonctionnalités confirment évidemment le haut niveau de gamme de la chaise, mais ce sont bien ses atouts sur la concurrence qui, personnellement, me plaisent le plus. On pourra par exemple mentionner l’impressionnante garantie de 10 ans, un véritable gage de confiance, ou encore le confort et l’ergonomie des coussins.

Je recommanderai ce modèle sans hésitation ; si je devais mentionner une seule amélioration, ça serait bien le montage, un peu laborieux, quoique pas insurmontable évidemment.

Elle est disponible sur le site de Oraxeat.

Les + :

  • Une qualité de construction irréprochable
  • Soutien parfait de l’assise et du dossier
  • Coussins en mousse à mémoire de forme hyper confortables
  • Des fonctionnalités complètes et ergonomiques
  • Des matériaux robustes et durables
  • Une garantie de 10 ans

Les – :

  • Montage un peu laborieux vers la fin ; je pense également qu’il est nécessaire d’être à deux
  • Léger manque de rembourrage au niveau des accoudoirs
  • Retour (très) rapide du dossier de la position inclinée à debout

Leave a Comment