Test Kirogi Chaise Gaming : Que vaut t’elle ?

Après le test de la chaise gaming rose AutoFull, un modèle girly original et séduisant, je reviens maintenant à quelque chose de plus classique ; je vous présente donc le test de la chaise gamer Kirogi ZZ H11. Disponible à 199 euros, le modèle s’inscrit donc dans une gamme intermédiaire. Outre les diverses fonctionnalités du fauteuil, une chose en particulier a retenu mon attention : le repose-pied. Un dispositif gadget ou vraiment utile ? Plus largement, que vaut cette chaise gamer ? Je vous invite à le découvrir dès maintenant 😊 !

Caractéristique de la chaise gamer Kirogi

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Retrouvez dans le tableau ci-dessous les principales caractéristiques du fauteuil ; il est suivi par le test au complet.

Kirogi ZZ H11 : vue d’ensemble
Poids : 21 kg
Réglable en hauteur
Large assise
Taille recommandée pour l’usager : entre 175 et 190 cm
Poids maximal supporté : 160 kg
Base à 5 roues
Accoudoirs 1D
Inclinaison jusqu’à 180°
Piston de classe IV
Livrée avec coussin lombaire et coussin de tête
Livrée avec repose-pied
Garantie de 2 ans sur le siège
Prix : Voir sur Amazon

Unboxing & Présentation de la chaise gamer Kirogi

L’arrivée du colis s’est relativement bien passée, à ceci près que le livreur est passé une première fois, ne m’a pas téléphoné, et que j’ai donc dû reprogrammer un rendez-vous. En bref, consultez régulièrement le suivi de livraison.

Le gros bébé de plus de 20 kg arrivé, je m’emploie à le déballer. Je retrouve plusieurs couches successives séparées par des bandes protections ; les divers composants de la chaise sont présents. Bien emballés, ils ne présentent a priori aucun choc ni autre défaut. Les « accessoires », comme les roues, le vérin ou les vis, se situent tous dans une boîte à part.

Côté documentation, c’est assez sommaire. On retrouve le manuel multi langue (avec une traduction en français assez approximative, mais suffisante), ainsi qu’une indication sur la garantie. Le fabricant indique en effet qu’il vous est possible de bénéficier d’une garantie d’1 an si vous laissez une évaluation sur Amazon. Cela est sûrement du au fait que le constructeur n’est pas localisé en Europe, mais il est important de rappeler que vous disposez d’une garantie de 2 ans sur tout produit acheté neuf.

Bref, après avoir retiré toutes les protections, j’ai une désagréable et forte odeur de plastique qui m’envahit les narines. Pas de panique : il faut compter 12 à 24h pour que l’odeur s’en aille.

Je peux donc maintenant passer au montage.

Assemblage de la chaise gamer : presque une partie de plaisir !

Je ne plaisante pas, et pourtant, vous savez que cette étape n’est pas toujours mon point fort. Mais là, je dois bien reconnaître que tout s’est bien passé ; il m’a fallu environ 30-35 minutes pour le monter seul, mais n’oubliez pas que je prends aussi des notes et des photos dans le cadre du test.

Bref, je commence par placer le soutien lombaire ; je recommande, comme le fabricant dans le manuel, de commencer par là en premier pour ne pas galérer ensuite à faire passer les sangles une fois l’assise et le dossier assemblés. C’est d’ailleurs l’étape suivante, qui se fait facilement, grâce à des pas de vis bien « calibrés ». Même observation pour le montage des caches : j’y vais certes un peu à tâtons, mais la vis s’insère vite et bien. Sur le bas des caches, il faut insérer le « bouchon » dans le trou prévu à cet effet. Ce faisant, ils épousent bien les côtés de la chaise et ne laissent pas d’espaces visibles.

Je mets maintenant l’assise sur l’envers et passe au montage du mécanisme. Il faut retirer de nombreuses vis, parce qu’il faudra également installer les accoudoirs et les encoches pour les barres du repose pied. Il est dommage que les accoudoirs ne soient pas prémontés, mais honnêtement, ça va vite et sans prise de tête. C’est un peu moins le cas pour les vis des encoches pour le repose pied, qui sont un peu plus galère, mais rien d’insurmontable.

Je continue avec la base : l’installation des roulettes est aisée et ne nécessite pas de trop forcer. Je peux ensuite mettre en place le vérin, puis placez la chaise dessus. La voici montée ! Il reste simplement à installer le coussin de tête qui, là encore, passer par des sangles.

Bref, vous l’aurez compris, c’était simple ; c’est d’ailleurs une première depuis un bon moment, notamment grâce aux pas de vis irréprochables.

Une bonne qualité de fabrication pour le prix

Maintenant que la chaise est montée, j’ai l’opportunité de l’examiner sous toutes les coutures en ce qui concerne la qualité. Je reviens dans la section suivante sur l’esthétisme.

La base me paraît un peu cheap : elle est en plastique, mais essaye légèrement d’imiter le métal. Le trompe l’œil n’est pas très efficace. Une base en métal profiterait d’une meilleure durabilité, mais cela paraît évidemment inenvisageable dans cette gamme de prix. Les roulettes, en plastique, sont de plus assez silencieuses. Elles galèrent toutefois un peu à se déplacer sur le parquet, le mouvement est assez saccadé, peut-être un carrelage faciliterait-il la tâche (non, je ne vais pas refaire les sols).

Pour le revêtement, je le trouve de bonne qualité dans l’ensemble, mais les finitions sont perfectibles. Il y a par exemple des petits fils qui dépassent, ou encore des endroits où le revêtement est pincé.

La structure générale est de bonne qualité, et le poids maximal supporté de 160 kg me rassure quant à la solidité des matériaux. J’ai toutefois un petit doute sur les encoches plastiques des barres en métal du repose-pied. Si celui-ci est toujours utilisé au maximum, je crains que le poids des jambes, à force d’utilisations successives, détende le plastique, voire le casse. Pour le coup, c’est un endroit stratégique où le métal aurait apporté une réelle solidité.

Quel est mon avis sur le design de la chaise gamer Kirogi ?

Passons maintenant, comme prévu, à l’esthétisme du modèle.

Je l’ai choisie assez neutre en noir / gris, mais il est à noter qu’il existe de nombreux autres coloris. Vous avez donc, au choix, le bleu, le gris, l’orange, le violet, le rouge et le blanc. De quoi satisfaire tous les goûts et toutes les envies !

Son principal avantage, je trouve, tient dans sa faculté à être assez passe-partout tout en affirmant son caractère gaming ; il n’en serait toutefois pas de même avec les coloris flashy ou clairs.

Pour le côté « design gamer », on sait l’importance que prennent les formes géométriques et les reliefs. Evidemment, l’esthétique de la chaise Kirogi n’y échappe pas ! Sur le dossier, des couches en relief forment un effet de profondeur intéressant, de même pour les accoudoirs.

En-dehors de ces reliefs intéressants, on découvre le logo de la marque, une araignée, sur le milieu du dossier. Elle fait son effet ! Le nom du fabricant est également apposé sur le haut du dossier ainsi que sur le coussin de tête ; un classique !

Le tout passe très bien visuellement, même si je ne peux pas m’empêcher de ressentir un petit côté « cheap » pour le revêtement, du moins en ce qui concerne l’aspect.

Les fonctionnalités de la chaise gamer

Le modèle présente divers réglages qu’il est possible d’utiliser pour trouver la meilleure position, selon l’activité que vous pratiquez ou votre mood (studieux, repos, etc.). Il est donc possible de régler l’assise en hauteur. Il en va de même pour les accoudoirs. On peut également incliner le dossier et déplier le repose-pied ; je reviens sur ces trois derniers points plus longuement ci-dessous.

  • L’inclinaison du dossier et le repose pied : le duo ultime

Il est possible de l’incliner jusqu’à 180°, soit une position couchée totale. Je l’ai utilisé (et en ai profité pour regarder Star Wars au passage) et, honnêtement, je me sentais en confiance sur le soutien de la chaise par rapport à mon poids. Le tout est stable.

Mais c’est surtout avec le repose-pied que l’inclinaison devient très intéressante. Effectivement, quand l’inclinaison du dossier excède les 145° (grosso modo), l’utilité devient minimale car les jambes pendent dans le vide. J’étais donc particulièrement enthousiaste à l’idée de profiter d’un repose pied afin de combler cette faiblesse.

Et je n’ai pas été déçu ! Cela fait vraiment son effet, et selon qu’on l’avance plus ou moins loin, on peut vraiment trouver le repos idéal pour les jambes en fonction de l’inclinaison du dossier. Les fabricants hauts-de-gamme devraient à mon sens y songer sérieusement, car ça apporte un véritable plus.

Mon seul reproche : quand on règle l’avancée du repose-pied au maximum et que l’on continue, les barres sortent de leurs encoches respectives, et il faut donc les replacer. Il aurait été intéressant d’inclure un système de blocage pour éviter que cela ne se produise.

  • Les accoudoirs : le minimum syndical

De ce côté-là, il ne faut effectivement pas s’attendre à beaucoup. Ils sont 1D, à savoir qu’ils sont réglables en hauteur. Pour ce faire, il faut actionner une manette – classique, mais le mouvement haut – bas n’est pas très fluide. Un système coulissant type Secretlab aurait été préférable, même si je reconnais que c’est difficilement envisageable à ce niveau de gamme.

Concernant leur confort et, plus globalement, celui de la chaise, j’y viens maintenant.

Le confort de la Kirogi

Les accoudoirs sont assez rembourrés et, bizarrement, ils sont plutôt rigides. J’apprécie toutefois les reliefs de leur conception : ils ont non-seulement un bel effet esthétique, mais sont de plus agréables au toucher. Ils ont donc l’intérêt de se rappeler à vous, même quand vous les utilisez depuis un bon moment.

J’en viens à l’assise. L’accueil est moelleux tandis que le soutien est équilibré ; il est ainsi susceptible de convenir à un maximum d’utilisateurs. Pour le dossier, je suis un peu déçu : je ne peux m’empêcher de remarquer que le rembourrage est trop pauvre, et de même pour la tête.

Dès lors, les coussins sont forcément nécessaires. Le coussin de dos offre un bon soutien pour les lombaires, mais je ne peux pas en dire autant du coussin de tête. Il est trop dur à mon sens, et il est difficile de bien le caler pour qu’il soutienne efficacement les cervicales. Ce point est donc dommageable surtout, je le rappelle, au vu du peu de rembourrage offert par le dossier.

Conclusion de mon test de la chaise gamer Kirogi

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Il est maintenant de livrer mes impressions finales !

Pour le prix, je trouve que c’est un modèle intéressant. Il remplit les attentes qu’on a de lui à ce niveau de gamme, par exemple en ce qui concerne la qualité de fabrication, même si les finitions pourraient être améliorées. Le design, quant à lui, a l’avantage d’être à la fois polyvalent et gaming tout en existant en une variété suffisante de déclinaisons.

Sur le confort, je suis assez convaincu. L’assise déploie un bon soutien, de même pour le coussin lombaire. Hélas, le bât blesse dès lors qu’on parle du coussin de tête, trop rigide et complexe à bien positionner. C’est un fait d’autant plus regrettable au vu du pauvre rembourrage du dossier.

A mon sens, l’atout le plus marquant de la chaise gamer Kirogi consiste en son duo inclinaison à 180° max. / repose pied. Sans ce dernier, une inclinaison importante est souvent peu utile, car les jambes pendant dans le vide. Là, elles sont parfaitement soutenues, quelle que soit le degré d’inclinaison du dossier. Dommage, cependant, que les encoches des barres en métal soient en plastique, car celui-ci peut souffrir du poids des jambes.

J’aime :

  • Design à la fois « gaming » et polyvalent
  • Qualité de fabrication honorable pour le prix
  • Le couple inclinaison / repose-pied, utile et confortable
  • Le confort plutôt bon
  • Le soutien des lombaires grâce au coussin
  • Les accoudoirs agréables au toucher…

J’aime moins :

  • … mais trop rigides
  • Finitions un peu moyennes pour le revêtement
  • Le coussin de tête trop dur et difficile à placer correctement
  • Le repose-pied non bloqué au maximum
  • Le rembourrage limité du dossier

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